L’élection du 15 mars a envoyé en mairie une équipe qui veut profondément bouleverser son mode de fonctionnement. Fini le conseil qui discute et décide de tout. Place à un groupe de coordination municipal ouvert à la population par le biais de comités auxquels elle est invitée à participer.
Ces comités sont au nombre de six : vivre ensemble (solidarité, santé, médiation) ; vie locale (culture, animation, école, tourisme) ; gestion du fonctionnement et communication ; aménagement du territoire et travaux ; gestion des ressources et environnement ; finances (budget et subventions). Ces comités discutent des projets, forment des groupes de travail et désignent un représentant pour siéger au sein du groupe de coordination au côté des élus et de six habitants émanant des hameaux. Ce groupe se réunit tous les lundis, ce qui demandera une forte implication des participants.
Le processus de décision est également réformé. Elle se prendra au sein du groupe par consentement, c’est-à-dire que l’on discutera des désaccords jusqu’à obtenir un terrain d’entente. Pourquoi ce système ? Pour permettre à l’opposition, forte de deux conseillers mais de 62 voix sur 144 lors de l’élection du 15 mars, d’avoir son mot à dire.
Dernier étage de la pyramide, l’assemblée communale où tout le village est convié pour un moment plutôt festif. À noter que ce modèle, qui demande à être rodé, est expérimenté dans deux communes limitrophes d’Aujac, Bonnevaux et Ponteils.
