Article du Midi Libre du 25 juillet 2019 ( Traquez la Bête du Gévaudan au château du Cheylard d’Aujac )

 

Gard : traquez la Bête du Gévaudan au château du Cheylard d’Aujac

Samedi 27 et dimanche 28 juillet, plongée au XVIIIe siècle, quand sévissait une légende meurtrière.

Ce fut un coup d’essai cet hiver, ce sera certainement un coup de maître cet été. Ce samedi et ce dimanche, le château d’Aujac transportera les visiteurs au XVIIIe siècle, au temps de la Bête du Gévaudan. On vous explique en quatre points.

1. Aujac, base arrière de la traque

Oui, bien sûr, la Bête du Gévaudan a sévi dans l’actuelle Lozère selon la légende. En trois ans d’activité, entre 1764 et 1767, elle aurait fait une centaine de victimes. Mais Aujac, qui se trouve tout près de la Lozère faisait partie de ces potentielles bases arrière dans lesquelles on se préparait à la combattre. D’autant qu’il y a eu, aussi, une Bête des Cévennes.

Pour l’occasion, Soline Anthore-Baptiste et Nicolas Baptiste, historiens et membres de la toute fraîche et dynamique Association du château d’Aujac (que préside Soline), ont imaginé tout un scénario. « Deux régiments vont se rassembler pour préparer une traque un peu clandestine et gagner une grosse récompense prévue. »

2. Comme dans un jeu de rôle

Une soixantaine de personnes vont venir en costumes au château d’Aujac. « Ce sera l’un des plus gros rassemblements de France de cette époque, insiste Nicolas Baptiste. Il y aura deux régiments : le Régiment de Tchéquie qui jouera le Royal écossais ; puis les Régiments du passé, qui jouent le Royal corse, aux ordres de la famille du comte de Morangiès. Les régiments vont se rassembler pour préparer cette traque clandestine. Durant les deux jours, ils vont recevoir des gens qui ont vu la bête et réfléchir comment, militairement, ils doivent faire pour l’attaquer. »

Un scénario va donc tenir les participants en haleine « comme dans un jeu de rôle. Le public pourra réagir, et être plongé dans cette ambiance XVIIIe. »

3. Les animations prévues

Démonstration de tir à la poudre noire, entraînement au sabre et à la baïonnette, patrouilles, démonstrations de batailles, activités de cuisine d’époque… Les visiteurs seront totalement plongés dans le XVIIIe siècle.

4. Horaires, tarifs, en pratique

De 14 h à 19 h le samedi, de 11 h à 19 h le dimanche. 6 et 8 €. La direction, très à cheval sur l’exactitude de la reconstitution, précise en souriant que les Louis d’or seront acceptés (ils étaient en vigueur à l’époque). Les assignats, apparus vingt ans plus tard, seront refusés.