Géographie & Histoire

Géographie

Aujac se situe en Cévennes, avec en toile de fond le Mont Lozère, montagne des contreforts du Massif Central. Il est placé aussi dans la zone périphérique du Parc National des Cévennes classées au patrimoine mondial de l’UNESCO.

La commune de 190 habitants se structure en un village centre Aujac et de dix-sept hameaux. carte des hameaux d'Aujac

Dans ces moyennes montagnes de 300 à 800 m d’altitude, le relief a une forte pente. Les terrasses construites en murs de pierres sèches sculptent le paysage et permettent l’agriculture.

Nous avons aussi de petits plateaux et des fonds de vallées où le terrain est parfaitement plat.

Aujac jouit encore du climat méditerranéen avec toutefois une influence du Massif Central tout proche. Les hivers y sont assez froids avec parfois de la neige.

A proximité du partage des eaux (Méditerranée et Océan Atlantique), Aujac est exposé, après une longue période de sécheresse, à de fortes pluies, tout particulièrement à l’équinoxe d’automne. Nos ruisseaux et nos rivières ont alors un débit d’eau impressionnant.

De nombreux points d’eau (petites sources) permettent l’agriculture et l’élevage de chèvre et de moutons.

La vigne, l’olivier, le mûrier, le chêne vert mais aussi le châtaignier poussent à flanc de montagnes.

 

Histoire

Depuis des temps immémoriaux, notre contrée est peuplée. Bien avant notre ère, des hommes vivaient à Aujac. De nombreuses gravures rupestres attestent de cette vie très ancienne.

Dans les premiers siècles de notre ère, un petit nombre de Romains y vivaient. Ils ont laissés des traces évidentes de cette vie.

Après la chute de l’empire romain et jusqu’au début de la féodalité, nous avons peu de connaissances sur la vie de cette contrée.

Au Xe voire au XIe siècle, tout devient plus clair. De puissants seigneurs se partagent le pouvoir sur la région : au sud la famille d’Anduze et au nord la famille de Randon en Gévaudan. Ils doivent toutefois composer avec le puissant évêque d’ Uzès.

Dans cette contrée, de nombreux petits seigneurs sont les vassaux des Anduze et des Randon.

C’est le cas de la famille de Cubières du château du Cheylard à Aujac.

Du XIIe siècle à la révolution, la famille de Cubières va s’élever et devenir une puissante famille de la noblesse. Un des derniers descendants de cette famille sera Général du Premier Empire.

Le christianisme arrivé assez tard dans nos régions éloignées, s’est bien implanté ; pour preuve la belle église romane datée du milieu du XIIe siècle.

La population d’ Aujac restera toujours quasiment catholique ce qui la préservera des guerres de religion.

Avec la révolution de 1789, plus de 20 habitants signent le cahier de doléances du mandement d’ Aujaguet.

Après la révolution, les paysans deviennent réellement propriétaires de leurs terres.

Le XIXe siècle sera une période prospère.

Une grande production de châtaigne et de vers à soie, grâce à la culture du mûrier, apporte une certaine aisance.

Vers 1850, la population d’ Aujac est de 950 habitants.

L’industrie fait son apparition au milieu du XIXe siècle. Les mines de charbon, implantées sur le territoire, drainent nos populations rurales tentées par le travail en ville. Ainsi débute l’exode vers les zones urbaines.

La terrible guerre de 1914 – 1918 va bouleverser le début du XXe siècle et la vie dans nos campagnes : des hommes meurent au front, sont mutilés ou blessés et reviendront handicapés.

Après cette guerre, de l’agriculture nait le machinisme. Nos contrées au relief accidenté ne peuvent pas survivre.

A cette époque, bien des paysans quittent la campagne pour aller travailler dans les mines.

Après à la seconde guerre mondiale (1939-1945), l’exode rural s’accentue.

Au cours des années 1950 – 1960, Aujac connaît une très faible population.

Vers la fin des années 70, au début des années 80, la courbe de la population commence à s’inverser. Des grandes villes, des jeunes viennent dans nos campagnes. La restauration des vieilles maisons commence : un nouveau souffle de vie arrive. Souhaitons pour notre village un bel avenir !