Architecture

Le territoire d’ Aujac est couvert de terrasses ou «faïsses». Ce paysage témoigne d’un travail gigantesque des hommes à transformer les pentes en terres cultivables. La construction de ces terrasses a permis la culture de la vigne, du châtaignier, de fruitiers (oliviers, cerisiers, pommiers…) et du seigle. Aujourd’hui, un grand nombre de faïsses sont encore entretenues et bien visibles, offrant un paysage spectaculaire.

 

La commune d’ Aujac se compose de dix sept hameaux et quatorze mas traditionnels. L’implantation humaine est très ancienne comme le montrent les recherches archéologiques. Le territoire a été investi dés la période gallo-romaine et a connu une apogée au Haut Moyen-Age et à la fin du XVIIIème siècle. Sur les façades des agrandissements successifs, de nombreuses inscriptions indiquent le XIXéme siècle.

 L’attractivité du paysage est due en grande partie à la beauté architecturale et à la diversité du bâti.

Le bâti rural traditionnel se caractérise par son aspect, son implantation et son orientation.

L’aspect :

Le caractère complexe des imbrications des maisons frappe en premier le regard. Puis, ce sont les façades aux couleurs chaudes de schistes où ressortent les encadrements clairs du «grès d’Aujac».

L’implantation :

Les hameaux sont souvent installés à mi-pente, entre le rigoureux aménagement des terrasses et la lisière de la châtaigneraie. La proximité d’une source ou d’un cours d’eau a déterminé leur installation. Les maisons s’ancrent sur la roche mère, ce qui leur assure une meilleure stabilité et ce qui permet d’économiser les terres cultivables.

L’orientation :

Il semble que les habitants aient toujours cherché à bénéficier d’une vue aussi large que possible sur leurs terres et sur l’ensemble du quartier. Les premiers bâtiments ont été construits perpendiculairement aux courbes de niveau. Cela enlevait de l’humidité et offrait une meilleure résistance aux glissements de terrain (favorisés par les sols schisteux).

 Aujac vu du cielLa vallée de la Cèze fût un couloir de passage très ancien comme l’atteste la voie caladée dite «romaine». Les plus belles traces de la route, composée de dalles posées, se trouvent entre Aujaguet et Aujac.

Plusieurs chemins charretiers, de grande envergure datent de l’époque médiévale. Ils témoignent d’une intense circulation inter-régionale qui utilisait la vallée comme axe de liaison.